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Mercato : Mayence, qui courtise Rouault, a (bien) vendu un défenseur central
Anthony Rouault raconte le moment où il a failli quitter le TFC... après un mois

Anthony Rouault s'est révélé cette saison en intégrant l'équipe-type de la saison de Ligue 2.

Anthony Rouault s'est révélé cette saison en intégrant l'équipe-type de la saison de Ligue 2. Mais avant de soulever le titre de champion de France, le Pitchoun a connu des moments difficiles, notamment quand il est arrivé au centre de formation du TFC.

Dans Onze Mondial, Rouault a raconté ce moment où il a voulu tout plaquer : "C’était dur, et au bout d’un mois, j’ai eu une discussion avec le coach à ce sujet, il m’a conseillé. Selon lui, c'était normal, tout le monde a des difficultés au départ, de manière plus ou moins différente. Mais quand tu vis la situation, écouter les conseils des autres, ce n’est pas facile. En plus, mes parents et mon entourage ne connaissaient pas ce milieu. Ils ne pouvaient pas trop m’aiguiller, ils étaient un peu perdus, comme moi. Et là, j’ai dit : « C’est bon, j’arrête, je veux être heureux moi, de toute façon, je n’ai jamais eu l’objectif d’être ici ». Je voulais rentrer chez moi, tranquille, avec mes potes. J’ai expliqué au coach la situation et il a été très bon dans sa réponse. Il m’a répondu : « Ne prends pas de décision à chaud, rentre à la maison trois ou quatre jours, reste avec tes parents et réfléchis bien. Après ça, si tu veux quand même arrêter, tu pourras récupérer tes affaires ». J’ai fait ce qu'il m'a dit, j’ai parlé avec ma famille, le recruteur de Toulouse m’a parlé, mes anciens coachs aussi, ils m'ont fait réaliser la chance que j’avais d’être au centre à Toulouse. Ils m'ont fait comprendre que plein de jeunes aimeraient être à ma place, que les places étaient chères. Ils m’ont dit : « Ce qui t’arrive, c’est normal, ne lâche pas, ce serait bête de laisser passer une telle chance ». J’ai pris conscience des choses. Ce moment m’a permis de me remettre en question, ça m'a fait du bien. Je suis revenu avec l’envie de rester. J’ai procédé étape par étape, je disais : « Je reste jusqu’aux vacances de la Toussaint », ensuite : « Je reste jusqu’aux vacances de Noël », et après, j’ai signé mon nouveau contrat. Tout allait mieux, je m'étais habitué à la vie au centre, il n’était plus question d'un départ. Cette étape de ma carrière m’a fait grandir. J’ai pris conscience de certaines choses. Je me suis forgé une carapace et un mental pour supporter plus facilement les obstacles. Si j’en suis là aujourd’hui, c’est grâce à ce moment. Si tout avait été facile pour moi dès le début, je n’en serais pas là aujourd’hui."