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Le Challenge des Buteurs : un duo de moins de 17 ans en tête devant trois professionnels
Fauvergue : “Moi, je n’en avais rien à f… de Rennes, de Toulouse, j’étais payé pour marquer”

Tout bon supporter du TFC se rappelle forcément du 26 mai 2007. Ce jour-là, Toulouse battait Bordeaux, 3-1, et se qualifiait pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions… grâce à un but de Nicolas Fauvergue pour Lille contre Rennes, qui pensait tenir cette troisième place.

Ce soir-là, Élie Baup avait trouvé ce code mystérieux pour décrocher la lune et envoyer Toulouse au paradis. En cette période de trêve internationale, replongeons-nous dans ce moment incroyable avec trois acteurs clé de cette folle soirée : Étienne Didot et Daniel Moreira, qui jouaient pour le Stade Rennais à l’époque, mais également Nicolas Fauvergue.

On n'avait pas vu venir ce dénouement : on avait fait une belle fin de saison, tout se déroulait comme prévu lors de ce dernier match jusqu'au moment fatal. Tout ce qu'on s'était imaginé depuis un quart d'heure retombait d'un coup. C'est un vide terrible. On était trois ou quatre à être restés pas mal de temps sous la douche pour en discuter, pour redescendre un peu. J'étais choqué comme rarement.
Etienne Didot à Be Soccer
Toulouse avait fait une super saison. Mais j'en ai reparlé avec Nicolas Douchez (le gardien de Toulouse à l'époque) et ils n'auraient pas dû avoir ces trois points. C'est trop facile ! Quand des supporters rentrent sur le terrain, on ne donne pas trois points à l'équipe adverse. Le match aurait dû être rejoué. Que ce soit Toulouse, et pas Lens ou Bordeaux qui soient devant nous, c'était dur à avaler.
Daniel Moreira à Be Soccer
Régulièrement, on m’en parle. J’ai répondu ce que je réponds à chaque fois quand j’en parle, que ce jour-là je ne voulais absolument pas faire du mal au Stade Rennais, mais que j’ai simplement fait mon métier. Demain, d’ailleurs, si c’était à refaire, je le referais. Je ne ferais pas exprès de mettre cette tête à côté, non non… Je peux comprendre que les Rennais aient été tristes, qu’ils l’aient mal vécu, mais je ne pouvais pas trop faire autrement. Moi, je n’en avais rien à f… de Rennes, de Toulouse, j’étais payé pour marquer, je n’allais pas dévisser ma tête… C’était limite menaçant. À un moment donné, je me suis même demandé s’il ne fallait pas que je sorte du vestiaire avec un garde du corps ! Il y a eu beaucoup d’insultes, des menaces. Etienne Didot, que je connaissais des espoirs, voulait me choper, il m’avait dit que j’étais « le pire des en… » Jimmy Briand, aussi, m’avait dit : « Mais pourquoi tu as fait ça ? » Je ne comprenais pas pourquoi ils m’en voulaient avec autant de violence. Encore une fois, je faisais mon métier, point. Mais avec le recul, aujourd’hui, je comprends aussi leurs réactions, ils étaient dégoûtés, ils avaient les boules… Mais bon, dans l’instant, c’était limite…
Nicolas Fauvergue dans Ouest France

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