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Niort 2-1 TFC : Toulouse joue à qui perd gagne chez les Chamois

Dans la froideur des Deux-Sèvres, le TFC s'est fait piéger à Niort en clôture de la 17e journée de Ligue 2...

Dans la froideur des Deux-Sèvres, le TFC s'est fait piéger à Niort en clôture de la 17e journée de Ligue 2. Mal payés de leurs nombreuses occasions de tuer la partie notamment en première période, les Toulousains s'inclinent pour la première fois de la saison à l'extérieur et voient leurs concurrents directs se rapprocher dangereusement. Analyse.

Nombreux sont les poncifs que l'on pourrait ressortir du placard au moment de tirer un bilan froid sur ce Niort-TFC. "Dominer n'est pas gagner", "C'est cher payé au vu de la physionomie du match". Qu'importe. Les faits sont là, et l'on n'y changera rien. Le TFC de Philippe Montanier arborait un style nouveau, dans le onze de départ tout du moins. En effet, pour la première fois de la saison, le jeune scandinave Naatan Skyttä était aligné au milieu du terrain, pour pallier l'absence pour suspension de l'habituel maestro Van den Boomen. Pour une première, le gamin aux cheveux d'or ne s'en est pas si mal sorti. Quelques passes bien senties, une capacité à conserver le ballon intéressante, seule a manqué la précision dans le dernier geste, au moment de son face-à-face avec Braat. D'aucuns regrettera la petite passe pour Healey absolument seul qui n'aurait eu qu'à pousser le cuir au fond du but, mais l'on ne refera pas l'histoire.

On saura également souligner les maladresses d'Ado Onaiwu face à la cage vide d'abord, puis sur une tête malchanceuse qui viendra heurter la barre, ensuite. A force de ne pas concrétiser, Toulouse s'est donc retrouvé mené contre le cours du jeu. Sur une accélération fulgurante, Sissoko laisse admirer son numéro à Diakité et vient ouvrir le score sur un ballon où Maxime Dupé n'est pas exempt de tout reproches, loin de là (50e). Lui l'habituel homme fort du TFC aura, comme contre Sochaux, encaissé un but évitable. Preuve que quand ça ne veut pas...

L'arbre qui cache la forêt ?

Et dans un élan de générosité, la frappe de Zemzemi douze minutes plus tard fît boire au TFC le calice jusqu'à la lie. En deux frappes, Niort venait de scorer deux fois, bien aidé par la défense "je montre mes fesses au ballon" du Guinéen Issiaga Sylla... La frappe de Ratao aussi somptueuse qu'elle soit ne changera rien aux regrets du board toulousain après le match. "On a bien démarré le match et petit à petit on a perdu le fil. Dès que nous n’avons pas cette réussite offensive, nous sommes en difficulté. On a eu le mérite de lutter et d’essayer de revenir jusqu’au bout", tempérera Montanier en zone mixte.

Mais alors, faut-il s'inquiéter de ce résultat du TFC ou était-ce simplement un accident de parcours ? On serait tenté de répondre, "les deux mon capitaine". Dans un sens, la défense toulousaine n'a pas rassuré, une fois n'est pas coutume, et le retour aux affaires d'Anthony Rouault viendra sans doute mettre de l'ordre dans l'arrière-garde violette. Certains comme Dejaegere ou Ngoumou et Healey se sont fait très discrets, à charge de revanche pour les deux derniers, question d'habitude cette saison pour le premier.

D'un autre côté, Toulouse n'a perdu que deux fois cette saison, ce qui est loin d'être un drame. L'an dernier avec le même objectif de montée, le président Comolli avait tablé sur une invincibilité au Stadium et pas plus de cinq défaites dans l'année. A la mi-championnat ou presque, il n'y a pas le feu au lac. Toulouse a joué de malchance et ne s'est pas montré assez tueur devant le but, ça arrive. En revanche, tout autre résultat qu'une victoire contre Rodez lundi prochain pourrait fragiliser l'objectif première place des Violets, et avec lui l'ensemble des têtes avant les fêtes.

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